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Le vestiaire, depuis 160 ans au service de la communauté parisienne est fermé en raison du coronavirus

En raison du coronavirus le service est momentanément fermé

Bien avant la création du vestiaire, le Comité de bienfaisance israélite de Paris se chargeait d’habiller les enfants des familles nécessiteuses à la rentrée de l’hiver. Les garçons recevaient : un pantalon, une blouse, des bas, des chaussures, une ceinture et un béret et les filles : une robe, un tablier, des chaussures, des bas et un filet. Environ 2500 enfants bénéficiaient d’un vêtement complet chaque année. En outre, le Comité donnait à plus de 150 enfants par an des vêtements de cérémonie pour les Bar et Bat Mitzvot. L’œuvre des femmes en couche créée en 1847 permettait également à environ 400 femmes de recevoir, après leur accouchement, des layettes.

Ce n’est qu’en 1859, que, parmi les nombreuses autres œuvres d’assistance du Comité de bienfaisance, le vestiaire fut fondé. Les membres de la commuté juive reçurent alors une circulaire du CBIP les invitant à envoyer au nouveau service des vêtements dont ils ne se servaient plus.  Il y était rappelé que  la nourriture et le vêtement représentaient l’archétype des besoins minimaux de l’homme, comme il en ressort de nombreux versets de la Bible et de textes du Talmud. Ainsi créé, le vestiaire permit d’habiller des personnes qui jusque-là ne portaient souvent que des haillons, souffraient du froid l’hiver et avaient honte de se présenter pour un travail. Au XIXe siècle, environ 800 personnes par an étaient habillées grâce aux envois de vêtements au CBIP.

Au siècle suivant, le nombre de bénéficiaires du vestiaire n’a cessé de croître notamment avec l’arrivée des vagues d’immigration juive venues d’Europe de l’est et d’Afrique du Nord. Certaines années, le vestiaire pouvait habiller plus de 4 500 personnes par an. Bien sûr, les familles suivies par les assistants du CASIP en bénéficiaient mais aussi, les personnes pris en charge par le COSAJOR, l'OSE, Maavar, le S.S.J., les services sociaux publics et diverses autres associations amies. Le CASIP s'est aussi associé par le biais de son vestiaire à des actions de soutien auprès de nations en difficulté, ce fut notamment le cas en 1992 lors de la guerre en Yougoslavie. Plusieurs tonnes de vêtements et d'objets divers collectés par le vestiaire y ont été acheminées.

A partir des années 1970, grâce à la vente de chiffons et d’effets inutilisables, le CBIP s’est mis à acheter des vêtements neufs. Le vestiaire a aussi augmenté ses moyens financiers par l'organisation de braderies depuis de la fin des années 1990. Quelques vêtements trop élégants (fourrures par exemple, tenues de soirée), certains lots trop importants pour être distribués dans un délai raisonnable sont proposés à la vente au public de notre association et d'autres associations communautaires. Le produit financier permet l'achat de chaussures neuves, de vêtements de sport et de travail mieux adaptés aux familles accueillis par les services sociaux.

Aujourd’hui, le vestiaire qui fête ses 160 ans, bien connu de la communauté juive parisienne, reste une structure emblématique de la Fondation Casip-Cojasor que ce soit pour ses donateurs, ses bénéficiaires et les acheteurs lors des braderies.

 

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