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Autres regards - l'exposition de photos entre à l'éducation nationale

Exposition "Autres regards" au Lycée Paul Valéry. Steve Haddad nous raconte.

Nous avons exposé au lycée Paul Valery du 19 au 28 avril 2017. Le 20, nous avons eu un débat avec une classe de première d’une dizaine d’élèves accompagnés de leur professeur, monsieur Chiche. J’ai expliqué le projet. J’ai demandé aux élèves de me dire ce que les portraits leurs renvoyaient, les réponses étaient dans l’ensemble similaires.
« On voit des personnes mais rien nous dit qui a un handicap ou pas »
« Chez certains on voit dans leur regard que ça va pas »
Je me suis déplacé et leur ai posé la question si pour eux il y avait un handicap ou pas sur tel ou tel portrait, les réponses variaient, certains me disaient que oui mais n’arrivaient pas à donner d’explication, d’autres me disaient que non mais hésitaient beaucoup.
Apres une demi-heure d’explications, certains élèves ont commencé à poser des questions. Les questions portaient essentiellement sur la « liberté » des résidents ainsi que sur leur sexualité.
La première question était si les résidents avaient le droit de sortir seul et d’aller se balader. Nadège a expliqué que oui mais a souligné qu’il y avait des structures différentes comme des FAM ou des foyers de vie mais en ce qui concernait un foyer d’hébergement, oui les personnes avaient le droit d’aller et venir en respectant quelques consignes. D’autres questions portaient sur la relation amoureuse :
- Ont-ils des amoureux ?
- Ont-ils le droit de dormir ensemble ?
- Ont-ils le droit d’avoir un petit ami à l’extérieur ?
- Ont-ils le droit de dormir au foyer avec leur ami(e) ?
Nous avons répondu à toutes ces questions en expliquant que comme tout le monde, ils ont le droit à une vie intime mais que notre rôle d’éducateur est que tout se passe pour le mieux. On peut essayer de répondre à leur question ou les orienter vers les personnes les plus adaptés si on n’est pas en mesure de les aider (cela fait partie de la loi de 2002, la chartre des droits et des libertés de la personne accueilli et de son intimité) puisque le foyer Michel Cahen n’est pas adapté pour les personnes qui vivent en couple ni pour accueillir un enfant. Si le désir d’un enfant était présent, on se devait de les mettre au courant des «conséquences» si par exemple il y avait des prises de médicament (psychotrope) et donc de les diriger vers leur médecin psychiatre pour en parler.
Dans un deuxième temps, nous avons reçu une classe de terminale avec aussi une dizaine d’élèves. J’ai expliqué le projet, les élèves étaient très attentifs. Il n’y a eu aucune question de leur part

Steve Haddad

Service familial